10 jours en Crète sans voiture : itinéraire et conseils

Crète itinéraire 10 jours sans voiture
Crédits photo : http://www.time2go.fr

Ah, la Crète : ses légendes mystérieuses, ses montagnes qui se jettent dans la mer azur et ses ruines qui chuchotent des secrets millénaires… Dans cet article, je vous propose un joli itinéraire de 10 jours pour découvrir toutes les merveilles de la plus grande des îles grecques sans voiture.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, sachez que la Crète entière ne se visite pas en 10 jours ! L’île fait quand même 8 336 km2 et il est donc plus judicieux de vous concentrer sur une seule côte. J’ai choisi la côte Ouest, car plusieurs spots que je voulais absolument voir s’y trouvaient. Pour rayonner dans l’île, j’ai logé à Héraklion (on déborde un peu sur l’Est, car c’est là que j’ai atterri), Réthymnon et La Canée.

Au menu du jour :

Comment se rendre en Crète ?
Se déplacer en Crète sans voiture
Que visiter en Crète ?
– Jour 1 : arrivée à Héraklion, visite de la vielle ville
– Jour 2 : le palais de Knossos et le port vénitien
– Jour 3 : le musée d’archéologie + départ vers Réthymnon, visite de la vielle ville
– Jour 4 : la fortezza, le port vénitien et la plage de Réthymnon
– Jour 5 : le monastère d’Arkadi ou Georgioúpoli
– Jour 6 : départ vers La Canée, visite de la vielle ville
– Jour 7 : la plage d’Élafonissi
– Jour 8 : les gorges de Samaria
– Jour 9 : le port vénitien, le musée maritime et une balade en bateau
– Jour 10 : retour vers Héraklion
Quelle période pour partir en Crète ?
Quel budget pour la Crète ?

Comment se rendre en Crète ?

Depuis la France, le moyen le plus simple et le plus économique est l’avion (eeh oui, pas toujours simple de vouloir réduire son empreinte carbone en voyage !). Il y a deux aéroports internationaux en Crète : La Canée (« Chania » pour la version grecque), plus à l’ouest de l’île, et la capitale Héraklion, située au centre/est. C’est là que j’ai atterri pour une raison de budget. Pour les vols intérieurs, vous pourrez également arriver à Sitia, à l’extrême est.

Si vous voyagez depuis une autre île ou depuis Athènes, vous pourrez évidemment arriver en ferry. Je ne peux pas parler par expérience, mais je ne doute pas que l’arrivée depuis la mer doit être magique ! Vous devriez trouver toutes les infos nécessaires sur ce site.

Se déplacer en Crète sans voiture

Oui, il est bien possible de visiter cette belle île sans voiture ! La Crète a en effet un réseau de bus bien développé, bon marché et super confortable – tout ce qu’on aime, quoi ! Les bus qui relient les grandes villes passent en moyenne toutes les heures, du matin au soir, et il n’est même pas nécessaire de réserver vos billets à l’avance : on a toujours acheté les nôtres directement à la station. Les locaux parlent anglais à merveille et sont super serviables, ce qui rend la chose encore plus simple 😉

Les bus desservent non seulement les villes principales de Crète, mais aussi les petits villages en chemin. Si vous voulez planifier vos trajets à l’avance, pour la côte ouest rendez-vous sur ce site.

Que visiter en Crète ?

Jour 1 : arrivée à Héraklion, visite de la vielle ville

Notre odyssée commence à Héraklion, avec une arrivée à l’aéroport dans l’après-midi. Les vues depuis l’avion me font déjà baver d’envie : c’est plein de relief et les flancs des collines sont parsemés de vignobles ou de champs d’oliviers. Notre hôte Airbnb, Nikolaos, pousse la gentillesse jusqu’à venir nous chercher à l’arrivée – ce n’est qu’un avant-goût de l’immense hospitalité des Crétois ! Rapide rafraîchissement à l’appart (dont vous trouverez le lien juste ici) et on file vers la vielle ville.

Comme toutes les principales villes de Crète, Héraklion a un passé complexe et passionnant et bien que les grandes villes ne soient jamais le grand kiff, je trouve que sa visite vaut vraiment le coup ! C’est en flânant dans les ruelles super animées du centre qu’on se rend compte de la richesse historique de cette cité plusieurs fois millénaire. Nombreuses sont les civilisations qui ont laissé leur trace ici : églises byzantines côtoient palais vénitiens et ruines turques… le mélange est aussi surprenant qu’harmonieux ! Ne loupez pas la fontaine Morosini, la loggia vénitienne et l’église Agios Titos.

Le saviez-vous ? Héraklion tient son nom du héros grec qu’on connait tous : Héraclès – Irákleio en grec 😉

Jour 2 : le palais de Knossos et le port vénitien

Ce matin, on quitte un moment la ville pour mettre le cap sur le Palais de Knossos, un des sites archéologiques absolument incontournables de Crète ! Le site n’est situé qu’à quelques kilomètres d’Héraklion et il suffit d’un petit saut en bus municipal pour s’y rendre. Depuis le centre, le trajet dure une 15aine de minutes et coûte 3€ par personne, aller/retour. Sur place, l’entrée coûte 15€ par adulte – sachez qu’il existe un billet combiné avec le musée archéologique d’Héraklion pour 20€ ! Vous pouvez l’acheter directement sur place ou acheter un billet coupe-file avec audio-guide pour seulement 1€ de plus. L’ensemble se visite en 1h ou 2.

Est-ce que le site vaut le détour ? A 100% ! Les explications sont un peu succinctes, donc je vous conseille de vous renseigner un peu en ligne ou d’opter carrément pour une visite guidée. Quoi qu’il en soit, les ruines sont vraiment époustouflantes. Pour la petite histoire, ce palais date du 8ème siècle avant JC et c’est le principal vestige de la civilisation minoenne, qui tire son nom du roi légendaire Minos. C’est le lieu de naissance de nombreux mythes, comme celui du labyrinthe du Minotaure, d’Icare ou encore du fil d’Ariane… Si vous vous intéressez à la mythologie grecque comme moi, vous allez forcément aimer cet endroit ! Pour la petite anecdote, j’étais plongée dans « Circé » (bouquin de Madeline Miller) pendant ces vacances et je n’aurais pas pu faire plus approprié ! A caler dans votre valise 😉

Mon conseil : venez tôt le matin ou en fin d’après-midi (en été, le site est ouvert de 8h à 20h). En milieu de journée, le site est absolument bondé et difficile d’apprécier la beauté des lieux quand on est bloqué entre deux groupes de touristes russes ou néerlandais…

Après un retour en ville, on termine l’après-midi au port vénitien d’Héraklion qui borde le centre historique. Avec les lumières dorées du crépuscule qui se reflètent dans la mer au calme olympien, la balade est vraiment magnifique. Si le cœur vous en dit, dépassez la forteresse vénitienne et continuez jusqu’au phare pour profiter d’une superbe vue sur la vielle ville.

héraklion port vénitien

Jour 3 : le musée d’archéologie + départ vers Réthymnon, visite de la vielle ville

Une belle façon d’appréhender l’histoire de la Crète est d’aller visiter le musée archéologique d’Héraklion. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de le faire, mais selon les avis que j’ai réunis, c’est un super complément à la visite de Knossos ! Le musée est assez petit mais très bien fait. Il couvre 5 500 ans d’histoire et permet de découvrir un tas de choses sur la civilisation minoenne, la plus ancienne d’Europe. Il regroupe de nombreux trésors dénichés à Knossos, mais aussi sur d’autres sites archéologiques crétois.

Le midi, on déjeune à l’ombre des arbres entourant de la fontaine Morosini – déjeuner qui s’étire dans le temps, car la chaleur accablante nous dissuade de bouger… On trouvera enfin le courage de prendre nos sacs à dos, direction notre prochaine destination : Réthymnon. Comme expliqué plus haut, le trajet en bus a été simplissime à organiser ! Le trajet d’Héraklion à Réthymnon dure environ 1h30 et ne coûte que 7,50€ ! Qui dit mieux 😉 ? Et la cerise sur le gâteau, c’est que les vues depuis la route sont réellement spectaculaires : collines abruptes peuplées de chèvres sauvages d’un coté, longues plages de sable fin de l’autre…

réthymnon mosquée
La mosquée turque de Réthymnon

Le bus nous dépose non loin de la vielle ville, où se trouve notre Airbnb, petit mais cosy et surtout bien placé ! On profite de la fraîcheur de la soirée pour explorer le centre historique. Je suis agréablement surprise par son charme : un labyrinthe de petites ruelles où les sublimes monuments historiques (comme la fontaine Rimondi ou la Mosquée Neratze, gros coup de cœur) côtoient des petits restaurants à l’ambiance intimiste… D’ailleurs, je vous recommande vivement ce restau, qui sert des plats locaux juste incroyables dans un décor superbe : au pied de la mosquée ! Les rues plus proches du bord de mer m’ont en revanche vachement déçue. Au programme : boutiques de souvenirs à gogo, restaus/bars chers, ambiance tourisme de masse… Bref, pour moi 0 intérêt.

Jour 4 : la fortezza, le port vénitien et la plage de Réthymnon

On fait un peu chauffer les mollets pour attaquer en beauté cette deuxième journée à Réthymnon, avec l’exploration de la fortezza ! En effet, on y accède par des ruelles bien escarpées jusqu’à atteindre le sommet d’un éperon rocheux – logique pour une forteresse, d’être en hauteur… L’entrée ne coûte que 4€ par personne et si vous en faites le tour tranquillement (pas comme moi qui galope partout), on y passe bien 1h30 !

La forteresse, bâtie par les Vénitiens pour protéger la ville des attaques ottomanes, est un ensemble super impressionnant constitué des murs d’enceinte, de bastions, une prison, une chapelle, une mosquée (petit souvenir de l’occupation turque) et même un théâtre.

réthymnon forteresse
La vue sur la mosquée Ibrahim Han

De là-haut, on domine tout : la mer, la ville, les montagnes au loin. C’est assez époustouflant. Il n’y a pas une tonne d’explications devant les bâtiments, mais le prospectus donné à l’entrée est suffisant. Je vous conseille par contre de venir tôt le matin ou dans la soirée, car on est vraiment en plein cagnard !

En conclusion, une visite incontournable à Réthymnon, ne serait-ce que pour la sublime vue sur la ville – preuve à l’appui !

réthymnon plage ville

Après un bon dej’ près de l’appart, on termine la journée avec un saut à la plage de Réthymnon, accessible en 15 minutes à pied depuis la vielle ville. On ne va pas se mentir : ce n’est pas la plus belle plage de Crète, mais ça fait l’affaire ! La plage était assez bondée (en même temps, avec tous les grands hôtels et clubs vacance du coin…), bien que la foule commençait à se dissiper à notre arrivée sur les coups de 17h. L’eau est un peu trouble, mais sinon c’est vraiment propice à la baignade !

Mon conseil : allez plutôt vous baigner du côté de la forteresse comme on l’a fait plus tard ! Il faut crapahuter un peu dans les rochers mais il n’y a presque personne et l’eau est cristalline à souhait, c’est incomparable. Et puis, c’est tellement plus sympa de faire bronzette sur un rocher en mode petite sirène 🧜🏻 que sur un transat dégueu !

Jour 5 : le monastère d’Arkadi ou Georgioúpoli

monastère d'arkadi
Crédits photo : AinsiParlaitZarathoustra sur Flickr

En ce 5ème jour, on a décidé de faire place au farniente et de se prélasser dans la fraîcheur des cafés de Réthymnon. Mais j’aimerais quand même vous proposer des alternatives plus actives à ce programme 😉

Une première idée d’escapade depuis Réthymnon est le monastère d’Arkadi. Il s’agit ni plus ni moins du site religieux le plus mythique du pays ! Le bâtiment, qui mélange art baroque et roman, est vraiment unique en son genre. Au delà de sa beauté incontestable, il a une histoire fascinante étroitement liée à la résistance crétoise face à l’occupation ottomane. Le monastère est accessible en 40 min de bus depuis la station principale de Réthymnon (2 à 3 bus par jour).

Une autre escapade facile à faire depuis Réthymnon est l’adorable ville côtière de Georgioúpoli. Allez admirer les nombreuses espèces d’oiseaux autour du lac Kournas ou imprégnez-vous tout simplement de la douceur de vivre crétoise sur la place principale (une des plus belles de l’île !)… Mais le must-see du coin, c’est la chapelle Saint Nicolas – je laisse l’image parler d’elle-même ! Encore une fois, accès facile en bus en une 40aine de min depuis la station centrale de Réthymnon.

Remarque : Georgioúpoli est située à mi-chemin entre Réthymnon et La Canée, notre prochaine destination ! N’hésitez donc pas à continuer votre chemin vers l’Ouest directement depuis là.

Jour 6 : départ vers La Canée, visite de la vielle ville

Ce matin, on refait nos sacs à dos : il est déjà temps de quitter Réthymnon ! Petit-déj’ rapide à la station de bus – pour moi c’est cappuccino glacé comme les locaux, car la chaleur est déjà écrasante – et nous voilà à nouveau sur les routes crétoises, direction La Canée. Le trajet dure un peu plus d’une heure et ne coûte que 6€/pers. Encore une fois, les vues sont sublissimes. Et avec la playlist de chansons grecques choisie par le chauffeur (et fredonnée par tous les grecs du bus ahha), le voyage est plutôt sympa !

La station de bus de la Canée est située un peu en dehors de la vielle ville, mais le trajet à pied jusqu’à notre logement est plutôt rapide. La ville est comme je l’imaginais : une explosion de couleurs, des trésors cachés au détour de chaque ruelle – ici un jardin luxuriant, là un bout de mur fortifié, là encore un restaurant improvisé dans les ruines d’une ancienne bâtisse… Pleine à craquer de touristes, aussi, car victime de son succès. C’est l’aspect moins féérique des choses !

Notre chambre d’hôte elle-même est située dans une superbe maison à l’architecture typique du coin (c’est le bâtiment bleu pastel de la photo juste au-dessus !). On laisse les températures descendre un peu avant de partir à s’aventurer dehors. Comme à Réthymnon, on évite le port plein à craquer en fin d’aprem pour explorer plutôt les artères intérieures du centre historique. Niveau restauration, c’est le paradis : ça foisonne de petites adresses au cadre incroyable, et bien sûr les saveurs locales, les prix ultra attractifs et l’accueil comme à la maison sont au rendez-vous ! Je vous conseille tout particulièrement Tholos (photo de droite ci-dessous) dont je rêve encore – oui oui, quand il s’agit de nourriture je prends les choses très à cœur… 😉

Jour 7 : la plage d’Élafonissi

Coquillages et crustacés… Que serait un séjour en Crète sans une journée sur une plage de carte postale ? Ce matin, je vous emmène à la fameuse Élafonissi, à la beauté si ravageuse que plusieurs sites l’ont élue plus belle plage d’Europe… Je n’irais pas si loin – et puis bon, les goûts et les couleurs… – mais il faut bien avouer que le lieu était assez dingue. Ce qui fait la notoriété de cette plage, c’est son sable « rose » dû aux petits coquillages et coraux roses broyés par les vagues !

La vraie question, c’est : le sable est-il vraiment rose ? Je n’avais pas mon appareil ce jour-là et la photo ci-dessous ne m’appartient pas. Elle est probablement retouchée mais ne s’éloigne pas trop de la réalité ! Le sable est bien rosé en bordure de l’eau (et pas sur toute la plage, ceux qui vous diront ça ne connaissent pas l’existence de Photoshop !), mais la vivacité de sa couleur dépend d’un tas de choses : la saison, la lumière entre autre… Par ailleurs, ne vous faites pas de faux espoirs : dans la vraie vie, il y aurait une foule de touristes sur cette photo !

plage d'Elafonissi
Crédits photo : les-covoyageurs.com

Pour atteindre la plage, il faut compter environ 1h30 à 2h de route (sinueuse et très haut perchée – si vous avez le vertige mieux vaut ne pas regarder…!) depuis la gare routière de la Canée. Il n’y a qu’un bus qui part à 9h le matin et quitte la plage à 16h. Il me semble qu’on a payé 20€/pers pour l’aller-retour.

Jour 8 : les gorges de Samaria

Le programme du jour va ravir tous les sportifs ici présents : au menu, trek dans les gorges les plus profondes d’Europe, j’ai nommé les Gorges de Samaria. Autant vous le dire tout de suite : je n’ai pas fait cette activité. J’ai dû annuler le projet à la dernière minute, car le parc naturel qui abrite les gorges a interdit l’accès au public à cause des températures anormalement élevées. Il faut dire qu’au même moment, des incendies ravageaient la région d’Athènes (et une tonne d’autres endroits dans le monde… bienvenue au XXIeme siècle). Vous n’imaginez pas mon désespoir à l’annonce de la nouvelle…

Si vous avez plus de chance que moi et que vous adorez aussi la marche, je vous pousse vraiment à faire le trek, qui est j’estime un incontournable de la Crète ! La marche débute un peu en altitude, le chemin descend sec dans la forêt jusqu’à atteindre les gorges et se termine 17 km plus tard dans un petit village en bord de mer. C’est l’occasion rêvée de toucher du bout des doigts la spectaculaire nature crétoise. Sachez tout de même que le trek est difficile (comptez entre 4 et 8h de marche selon votre niveau) et non recommandé si vous n’êtes pas en bonne forme physique ! Je vous laisse avec ces quelques photos trouvées sur Instagram (je meurs de dégoût rien que de les regarder !):

Pour accéder aux gorges : depuis la Canée, prenez un bus qui vous déposera à l’entrée du parc. Le départ se fait aux aurores pour commencer à marcher avant les pics de chaleur. Pour le retour en revanche, il faudra prendre un ferry jusqu’à la ville de Sfakia, puis un bus pour rentrer à la Canée.

Ce que j’avais fait et que je vous recommande vivement de faire si vous avez la flemme de gérer tout le côté logistique : réserver une excursion avec un guide. Une navette vient vous chercher directement à votre hôtel et tous les transports sont gérés pour vous. Ca peut être sympa aussi si vous voyagez seul.e et que vous voulez des compagnons de rando ! Ces excursions peuvent aussi partir de Réthymnon.

Jour 9 : le port vénitien, le musée maritime et une balade en bateau

la canée port vénitien phare mosquée

Je pense que c’est clair : qui dit ville crétoise dit port vénitien ! Et celui de la Canée est vraiment à voir. Je suis allée courir sur place vers 8h et c’était magique : la lumière matinale donnait au lieu une atmosphère douce et apaisante et les seules âmes qui vivent que j’ai croisées étaient les pêcheurs. Entamez la promenade à la forteresse Firka, admirez le phare de style égyptien (un de plus vieux au monde), continuez vers la mosquée Yali Tzamisi qui a presque les pieds dans l’eau et tant qu’à faire, continuez jusqu’au chemin qui mène au phare !

Dans l’aprem, on retourne à la forteresse Firka pour la visite du musée maritime. Même si à première vue les gros bateaux ça ne me disait rien, j’ai trouvé l’endroit super intéressant ! Au-delà de l’aspect naval, on apprend un tas de choses sur l’histoire de la Crète de façon générale au travers des guerres qu’elle a traversée. Si vous avez le temps, il y a aussi à la Canée un musée archéologique abrité dans une jolie basilique de la vielle ville !

Quand le soleil commence à disparaître à l’horizon, il est possible de faire un petit tour en bateau depuis le port. Ce n’est pas dur à trouver, plein de compagnies vous le proposeront sur place ! C’est une activité que je n’ai pas testée mais qui me semble sympa si vous voulez apprécier le crépuscule depuis la mer !

Jour 10 : retour vers Héraklion

Pas possible… c’est vraiment le dernier jour ? Ce voyage est décidément passé en un éclair… Mais c’est toujours un bon signe, non ? Comme notre vol retour était aussi à Héraklion, on a repris un bus depuis la Canée avant de rejoindre l’aéroport. L’idéal aurait été bien sûr de repartir de la Canée, mais si vous êtes bloqués par le budget comme nous, sachez que c’est amplement faisable !

Quelle période pour partir en Crète ?

Finie, l’époque où la Crète était un secret bien gardé… la destination est aujourd’hui TRES prisée – et les Français en sont particulièrement fans ! J’y suis allée en août par défaut mais autant vous dire que la foule de touristes m’a bien refroidie… D’autant plus qu’il faisait une chaleur extrême (on frôle les 40°C) et même moi qui suis habituée aux pays chauds, j’ai eu parfois du mal à le supporter. Je vous conseille donc vivement d’y aller au printemps ou en automne, pour une météo plus clémente (20-25°C) et surtout plus de tranquillité.

Quel budget pour la Crète ?

La Crète, comme le reste de la Grèce, est une destination hyper bon marché ! Si vous voyagez comme moi en mode sac-à-dos, voilà de quoi vous donner une petite idée du budget à prévoir :

  • vol aller-retour : 150€ (varie bien sûr en fonction de la période)
  • un repas dans un resto local : 8 à 14€, avec dessert et liqueur offerts 😉
  • une nuit dans un Airbnb , chambre double sans piscine ni petit-dej’ : 45€
  • un trajet aller en bus d’une grande ville à l’autre : moins de 10€ l’aller
  • une location de parasol à la plage : 10€ la journée
  • les sourires des locaux, le soleil et la nature prodigieuse : FREE BABY !

Dans l’ensemble, j’ai vraiment adoré ces vacances en Crète. J’ai trouvé particulièrement fascinant que l’île ait gardé une identité bien à elle, avec une histoire et une culture qui se démarquent de celle de la Grèce méridionale. Mon seul regret, c’est de ne pas avoir eu assez de temps pour explorer toute l’île – ça, c’est le signe qu’il y aura d’autres chapitres dans cette histoire !

Et vous, vous connaissez la Crète ? Quel souvenir vous en gardez ? Sinon, j’espère que cet article vous aura donné envie de visiter cette île magique ✨. Si vous avez la moindre remarque/question, n’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous !

Les photos qui ont un filigrane sont ma propriété. Toute utilisation et/ou duplication non autorisée de ce matériel sans ma permission expresse et écrite est strictement interdite. Cet article contient des liens trackés vers des sites marchands qui peuvent me reverser une petite commission en cas de vente.


2 réflexions sur “10 jours en Crète sans voiture : itinéraire et conseils

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